lundi 5 octobre 2009

Évolution du taux d'évolution annuel du prix des micro-ordinateurs

La baisse, continue, accélère en 1990. Le taux de baisse est ensuite à peu près constant. Pour mieux lire cette série, observons son taux de variation en équivalent annuel (le niveau « - 30 % » sur ce graphique signifie que l’indice a évolué ce trimestre-là à un taux qui, sur un an, correspond à une baisse de 30 %) :

Évolution du taux d'évolution annuel du prix des micro-ordinateurs
L’indice diminue chaque années de 30 à 40 %, et rien n’indique que cela va ralentir. Il n’existe pas, à notre connaissance, d’autre indice de prix industriel dont la baisse soit aussi prolongée et aussi rapide. Ce phénomène a eu des conséquences : nombre de vendeurs de micro-ordinateurs, très prospères au début des années 1990, ont été ruinés par la dévalorisation rapide de leur stock. La recette du succès pour la vente des micro-ordinateurs est celle qu’a adoptée Dell : « tourner » avec un stock très faible et vendre sur l’Internet.
Le prix moyen de l’ordinateur baisse moins vite que l’indice de prix. Cependant il diminue : il était de 35 000 F en 1990, 17 000 F en 1994, il est aux alentours de 6 000 F en 2002, soit une baisse de 17 % par an. La baisse de l’indice s’explique donc pour moitié environ par la hausse de la qualité, pour moitié par la baisse du prix moyen

evolution du prix d'un l'ordinateur a partir de 1988




La fabrication d’un ordinateur est, comme celle d’un circuit intégré, une industrie à coût fixe : la quasi-totalité du coût de production est dépensée dès la phase initiale de conception et de mise en place des usines. Le coût moyen de production dépend donc essentiellement de la taille du marché. C’est ce qui explique la déséconomie d’échelle qui caractérise le marché des ordinateurs. Plus un ordinateur est gros, moins il s’en vend ; le coût moyen de production des gros ordinateurs est donc plus élevé, et leur prix de vente aussis

Le débouché des PC est d'autant plus important qu'au marché de premier équipement, très actif en raison de la baisse des prix et de l'effet de mode associé à l'Internet, s'ajoute un marché de renouvellement : comme la montée des performances est rapide, un ordinateur est vite jugé obsolète et sa durée de vie économique est de l’ordre de trois ans. Chaque année le flux des ventes nouvelles est donc en moyenne égal au nombre des nouveaux utilisateurs, auquel il faut ajouter le nombre des utilisateurs anciens divisé par trois (cependant ce nombre sera très sensible à la conjoncture).


Un coup d’œil sur l’indice du prix des micro-ordinateurs[4] suffit pour voir qu’il se passe quelque chose d’important. Cet indice baisse depuis 1990 de plus de 30 % par an ; une telle baisse est de nature à rendre la pénétration irrésistible : celui ne « veut pas entendre parler de l’ordinateur » oubliera ses réticences et « s’y mettra » lorsque le prix aura assez diminué.
Les tentatives visant à commercialiser des produits à fonctionnalités réduites censés coûter moins cher (« Network Computers » et autres) sont vouées à l’échec : même si leur conception et la mise en marche des usines coûtent moins cher que celles du micro-ordinateur, l’économie d’échelle que la taille du marché procure à celui-ci permettra de faire baisser son prix davantage encore ; les produits qui auront essayé de se placer plus bas dans la gamme des prix seront écrasés. Aucun produit concurrent ne peut résister à un baisse de prix d’une telle rapidité.
L’indice du prix de vente industriel des micro-ordinateurs calculé par l’INSEE est un indice « hédonique », c’est-à-dire évalué à qualité constante. Il décrit donc non l’évolution du prix moyen des micro-ordinateurs mais l’évolution du prix qu’aurait un micro-ordinateur de qualité constante si celui-ci était offert sur le marché durant la période couverte par l’indice[5] : il s’agit de l’évolution du rapport « prix moyen constaté sur le marché / qualité standard sur le marché ».

ordinateur en 1969


Avec la troisième génération, née en 1965 lors de l'arrivée de la série 360 d'IBM et utilisant des circuits intégrés et des mémoires à tores de ferrite, est apparue une architecture nouvelle incluant un ou des processeurs de traitement (unités centrales) et des processeurs d'entrée-sortie gérant automatiquement, en simultanéité avec le traitement, les échanges entre la mémoire principale et la périphérie. Cela a donné lieu à des configurations multiprocesseurs comportant une mémoire principale divisée en blocs indépendants pour permettre des accès multiples, un ou plusieurs processeurs de traitement, un ou plusieurs processeurs d'entrée-sortie gérant chacun des périphériques par l'intermédiaire de contrôleurs de périphériques, unités électroniques spécialisées dans la gestion d'un type donné de périphérique. La périphérie était principalement constituée de mémoires auxiliaires d'une part, incluant la mémoire de masse formée de disques magnétiques et les mémoires fichier formées de bandes et cartouches magnétiques, de périphériques de communication d'autre part, tels que lecteurs de cartes, imprimantes puis terminaux de dialogues écran-clavier.